Mes premiers épinards

Je me suis essayé aux épinards de balcon sur 2016/2017. L’aventure « épinards » était très intéressante. J’en profite donc pour faire un petit retour d’expérience.

Septembre

Je les ai semés fin septembre, les graines sont assez grosses et facile à semer. Elles ont bien poussé. J’ai dû éclaircir pour que les plants ne soient pas trop à l’étroit.

Octobre

Une fois mes derniers radis récoltés, j’ai pu semer des épinards dans mon plus gros bac.

Tout se passait bien

Jusqu’à ce que je subisse au bout d’un mois les premières attaques de mouches (Pégomyie de la betterave) dont les larves se sont attaquées à mes jeunes pouces en creusant des galeries dans les feuilles.

Pégomyie de la betterave
Pégomyie de la betterave

Les larves de mouches n’étaient pas seules sur le coup. En effet, les escargots ont également commencé à grignoter mes jeunes pousses.

Pégomyie de la betterave et attaque d’escargot à priori
Attaques nocturnes d’escargots

Ne souhaitant pas mettre d’insecticide j’ai écrasé toutes les larves présentes dans les feuilles, puis coupé les feuilles atteintes allant jusqu’à arracher les pieds trop mal en point. Lorsque je les prenais en flagrant délit, les escargots ont été expulsés du balcon manu militari. Et cela a bien fonctionné car je n’ai eu plus aucun problème de larves de mouches ni d’escargots par la suite. Toutefois ce n’est pas vraiment de chance car j’ai lu que la saison des mouches de la betterave est de mai à septembre et que je me suis fait attaquer fin octobre.

Premières attaques repoussées !

Novembre

Le 11 novembre j’ai paillé avec du lin pour limiter les mauvaises herbes, l’évaporation de l’eau et craignant le gel.

Paillage des épinards

Le 17 novembre, les pousses du grand bac étaient clairement à la traine. Et je pense que le niveau de terre était trop bas. En effet la terre s’est beaucoup tassé depuis mes cultures de radis. La lumière n’a donc pas été suffisante et la croissance au début n’a pas été la même que pour les autres bacs.

Toutefois, j’ai pu faire ma première récolte chétive le 27 novembre, super fier de moi.

Première récolte d’épinards

Bon, il n’y avait vraiment pas de quoi s’étrangler 🙂

Décembre

J’ai placé des voiles d’hivernage sur les épinards, craignant toujours le gel. J’ai trouvé une super technique de réutilisation de baguettes en bois pour maintenir une certaine distance entre le voile et les feuilles.

Installation du voile d’hivernage
Installation du voile d’hivernage
Installation du voile d’hivernage

Alors que mes premiers semis d’épinards se portaient bien,

ceux du grand bac végétaient complètement.

21 décembre, j’ai pu faire ma seconde récolte 🙂

Mais toujours pas de quoi se remplir l’estomac !

Janvier

C’est l’hiver, mais ça pousse toujours !

Février

Début février, le balcon sort un peu de sa torpeur

Ma sauge est déjà en bourgeons

Je commence à songer à retirer le voile d’hivernage, qui à mes yeux semble réduire de beaucoup la croissance des épinards. Mais j’attends encore un peu.On voit bien clairement que la circulation d’air n’est pas bonne et que mes pousses manquent de lumière.

Je continue à récolter mes épinards. Mais j’opte pour une consommation en salade 🙂

Mars

La croissance s’accélère, et cette fois je décide de retirer le voile qui ne me semble plus vraiment utile.

Dix jours après avoir retiré le voile, j’ai eu la bonne surprise de découvrir  des pucerons sur mes épinards.

Attaque de pucerons

Le voile devait les protéger des agressions, dur retour à la réalité. J’ai alors sorti mon savon noir liquide (de mémoire 20 à 25cL dilués dans 1L d’eau tiède avec une rasade de vinaigre blanc) que j’ai pulvérisé sur et surtout sous les feuilles (principalement les jeunes pouces).

Hyper efficace, le jet éjecte les pucerons des feuilles et le savon les empêche de revenir. Ma coronille était également atteinte, elle a subi le même traitement avec succès. Le gros est parti au premier passage. J’ai néanmoins dû m’y reprendre à trois fois avant de voir disparaître l’essentiel des pucerons. Ils sont restés présents, mais en très petite quantité. Un lavage minutieux des feuilles a été toutefois nécessaire à partir de là, avant de les consommer.

Dès la mi-mars, les épinards se sont mis à carburer ! Le grand bac prenant enfin le relais.

Avril

1er avril, 433g d’épinards ! Les récoltes commencent à devenir intéressantes !

Cela représente des épinards pour deux 🙂

Et là ça commence à devenir n’importe quoi. Les épinards ne s’arrêtent plus de pousser.

Les feuilles sont ÉNORMES !

C’est là que je réalise que j’avais semé des épinards « Géant d’Hiver » 😀 Ceci explique cela !

Je monte à 567g le 22 avril !

Le nettoyage minutieux est toujours nécessaire

Et les pucerons sont toujours là !

Hop, de nouveau un repas pour deux 🙂

Par contre à ce stade je ne m’attends plus qu’à faire une seule voire deux récoltes avant la fin des épinards car ils commencent à monter en graines.

Mai

Avec l’arrivée du beau temps les épinards la montée en graine a été assez fulgurante. Voici le même pied que la photo du dessus une semaine plus tard.

A la mi-mai, les épinards ont complètement changé d’apparence.

Avec la montée en graine fin avril je me suis dit que je ne ferais plus vraiment de récolte, et j’ai un peu délaissé le traitement des pucerons début mai. C’est une erreur, car mes épinards se retrouvent infestés de pucerons comme jamais.

Et les pucerons ont d’autant plus migré sur mes bourraches, mes coronilles et mes jeunes pousses de glaïeuls.

Malgré une aide bienvenue des coccinelles, je décide d’arracher mes plants le 15 mai, pour faire place à mes tomates et pour assainir un peu ce nid à pucerons. Je garde quelques plants dans l’espoir de récolter les graines, même si je pense qu’ils finiront arrachés également par manque de place 🙂

Les racines sont impressionnantes, on comprend bien que les épinards ont besoin d’une certaine profondeur minimum pour bien s’épanouir.

Conclusions

L’expérience était très intéressante ! C’est hyper gratifiant d’aller se servir en épinards frais sur son balcon. Toutefois, il faut être réaliste, la réduction à la cuisson est telle qu’il faut globalement 500g crus pour deux petites parts (deux personnes). Donc un gros repas d’épinards à deux implique une récolte de 1kg. A moins d’avoir un grand jardin, la meilleure solution reste de consommer les feuilles en salade. Toutefois dans ce cas, il est préférable de les consommer jeunes car plus fines et moins amères.

Concernant les pucerons, je pense que les épinards doivent être associés à des plantes attirant vers elles les envahisseurs pour les dévier de leur cible. J’ai planté des capucines fin mars début avril. Il n’y avait pas encore de fleurs lorsque j’ai arraché les plants d’épinards à la mi-mai. Hélas trouver une plante qui soit en mesure d’attirer les pucerons dès la mi-mars me semble un peu compliqué. Il va falloir que je cherche 🙂

Les épinards se sont mieux portés dans mes grands bacs. Les plants dans les petits bacs n’ont pas donné beaucoup de feuilles. Donc privilégier 30 à 40 cm de profondeur, je pense.

Je prendrai soin les prochaines fois de mieux installer les voiles d’hivernage pour faire mieux circuler l’air.

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